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PROCHAINE ACTIVITÉ:
Documentaire
Des hommes et des dieux,
d’Anne
Lescot et Laurence Magloire
(Haiti)
« C’est ma parole qu’on ne veut
pas écouter, C’est ma façon d’être qu’on ne veut pas accepter, Mais
c’est cette façon d’être qui fait chanter le coq, C’est cette façon
d’être qui fait avancer la vie… »
Erol
Port-au-Prince, huit jeunes homosexuels
nous parlent. Chacun dans sa vie quotidienne subit moqueries, insultes
et brimades. Rejetés pour la plupart d’entre eux par la société mais
néanmoins proches les uns des autres, ils vivent dans la solitude et
l’angoisse de l’avenir. Un avenir dont les contours restent
désespérément flous.
Un avenir dont les contours restent désespérément flous.
Blondine, Innocente, Denis et les autres évoquent ainsi leurs craintes
et espoirs mais aussi cette étonnante foi qu’ils ont dans la religion
vaudou. Une croyance qui leur confère courage et détermination pour
affronter la vie au jour le jour. Le vaudou devient alors un espace
libérateur, exempt de tout jugement et où être homosexuel n’est pas
sujet à discrimination. Pour ces « masisis », la croyance devient même
un alibi car dans ce culte où pratiques magiques et rites se mélangent,
il n’y a guère de mal à ce que « l’esprit d’une femme s’empare du corps
d’un homme ».
Date :
dimanche
10 février 2008
Heure :
15h00
Durée : 1 heure
Lieu: UQAM : A-2835
Coût : GRATUIT!
Une brève discussion suivra la
projection.
Les places sont limitées… Réservez vite, en envoyant un courriel à info@arcencieldafrique.org
Liens
:
http://www.altersexualite.com/spip.php?article292
LECTURE
5
février 2008:
Arrestations d'homosexuels au Sénégal: les groupes LGBT expriment leur
colère et leur inquiétude.
Sénégal.
Dans une lettre au
Ministre de la justice sénégalais, l’International Gay and Lesbian Human
Rights Commission (IGLHRC) et PAN-Africa ILGA demandent la libération
immédiate et inconditionnelle de jusqu’à 20 hommes qui auraient été
arrêtés car soupçonnés d'homosexualité au Sénégal la semaine passée.
Au moins 7 et peut-être jusqu’à 20 hommes ont été arrêtés à Dakar, la
capitale sénégalaise, depuis le dimanche 3 février au matin, après la
publication par un magazine populaire local, Icones, de photographies
d’une cérémonie de mariage entre deux hommes sénégalais. Le mariage
aurait eu lieu dans lieu discret à Dakar il y a plus d’un an et demi.
Des sources rapportent que les photographies ont été vendues au magazine
sensationnaliste par le photographe pour 1 500 000 francs CFA (environ
2300 €). Les arrestations auraient eu lieu sur ordre de M. Asane Ndoye,
responsable de la Division des investigations criminelles de la police
sénégalaise. Les lieux où les hommes et les femmes ont été arrété-e-s
reste à préciser.
“Les arrestations massives de personnes simplement parce qu’elles sont
homosexuelles terrorisent tout le groupe”, explique Paula Ettelbrick,
directrice exécutive de l’IGLHRC. “Le traitement inhumain des
homosexuels et des lesbiennes doit s'arrêter. Nous demandons à la
communauté internationale de renforcer le droit humanitaire
international.” Le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU a affirmer dans
sa décision Toonen contre l’Australie (1994) que l’actuelle protection
contre la discrimination des articles 2 et 26 du Pacte internationale
relatif aux droits civils et politiques (ICCPR) incluait l’orientation
sexuelle comme motif de protection.
“Nous craignons pour nos vies, et particulièrement ceux d’entre nous qui
apparaissent sur les photographies” déclare Jean R., un militant gay
sénégalais qui a communiquer avec l’ILGA et l’IGLHR depuis un hôtel où
il a trouvé refuge. “Certains d’entre nous se cachent et d’autres ont
fuit le pays”.
Le Sénégale est l’un des rares pays africain francophone pénalisant
l’homosexualité. Au terme de l’article 3.913 du Code pénal sénégalais,
les actes homosexuels sont punissable d’un emprisonnement d’un à cinq
ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs CFA (entre 150 et 2
300 euros). Bien qu’il y ait occasionnellement des arrestations et des
condamnation d’homme au nom de cet article, la stigmatisation sociale et
le chantage sont les ataques les plus courantes que subissent les
homosexuels dans le pays.
“Beaucoup considèrent le Sénégal comme l’un de pays les plus
progressistes d’Afrique sur la question de l’homosexualité” précise Joel
Nana, responsable de programme à l’IGLHRC pour l’Afrique Occidentale.
“Le gouvernement a inclus depuis 2005 dans son plan de lutte contre le
SIDA un engagement de lutter contre le VIH chez les hommes ayant des
relations sexuelles avec des hommes. C’est pourquoi nous trouvons ces
arrestations très inquiétantes.”
Le Sénégal a des liens politiques et économiques forts avec beaucoup
d’institutions et de gouvernements islamiques conservateurs, et va
accueillir un sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique en
mars prochain. L’OCI a considérablement investi pour les réhabilitation
des infrastructures de Dakar en préparation de ce sommet.
Dans ces circonstances, l’IGLHRC et Pan-African ILGA s'inquiètent de la
capacité du Sénégal à bien recevoir la prochaine Conférence
Internationale sur le SIDA et les ISTs en Afrique (ICASA), prévu à Dakar
en décembre 2008.
“Il n’y aura pas de place pour une discussion ouverte et inclusive sur
les droits humains et le VIH dans un tel contexte de harcèlement”
déclare Danilo da Silva, co-responsable de Pan-Africa ILGA, une
fédération regroupant plus de 40 groupes lesbiens et gays de toute
l’Afrique. “Nous espérons plus d’un pays avancé comme le Sénégal”.
Source : IGLHRC &
PAN-africa ILGA
www.iglhrc.org
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